Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a refusé le classement en Réseau d’éducation prioritaire (REP +) pour les collèges Lucie-Aubrac et La Dullague, à Béziers, mais a promis l’ouverture d’un pôle éducatif et médico-social dans les deux établissements à la rentrée 2026, répondant ainsi partiellement aux demandes des associations et des syndicats d’enseignants qui réclamaient des moyens supplémentaires pour ces établissements défavorisés.
L’essentiel en bref
- Le ministre de l’Éducation nationale a refusé le classement en REP + pour les collèges Lucie-Aubrac et La Dullague, à Béziers.
- Un pôle éducatif et médico-social sera ouvert dans les deux établissements à la rentrée 2026, comprenant un psychologue, un infirmier et un assistant social.
- Ce dispositif vise à répondre aux situations les plus aiguës de 21 collèges dans 11 académies.
- Les associations et les syndicats d’enseignants ont salué cette décision, mais estiment qu’elle ne suffit pas à répondre aux besoins des élèves de ces établissements.
Les collèges Lucie-Aubrac et La Dullague : des établissements défavorisés
Les collèges Lucie-Aubrac et La Dullague, à Béziers, sont considérés comme des établissements défavorisés en raison de leurs indicateurs sociaux défavorables, tels que le taux de pauvreté, le nombre d’élèves boursiers et la réussite au brevet. Les associations et les syndicats d’enseignants ont réclamé à plusieurs reprises un classement en REP + pour ces établissements, afin de leur permettre de bénéficier de moyens supplémentaires et de mieux répondre aux besoins de leurs élèves.
La réponse du ministre
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a répondu aux demandes des associations et des syndicats d’enseignants en promettant l’ouverture d’un pôle éducatif et médico-social dans les deux établissements à la rentrée 2026. Ce pôle sera composé d’un psychologue, d’un infirmier et d’un assistant social, et vise à répondre aux situations les plus aiguës de 21 collèges dans 11 académies.

« On ne peut pas tout avoir en une seule fois et le ministère de l’Éducation nationale ne peut pas financer, tout à coup, deux collèges biterrois. Ce sont des mesures qu’il faut prévoir et budgéter. Mais le ministre Édouard Geffray a d’ores et déjà prévu un dispositif à la rentrée 2026 et le projet aura une suite, c’est sûr… »
Cette citation de Roger Louis, président de l’association Familles de France – Le Lien associatif, reflète la position du ministre, qui estime que les demandes des associations et des syndicats d’enseignants sont légitimes, mais qu’elles doivent être prévues et budgétées.
Les réactions des associations et des syndicats d’enseignants
Les associations et les syndicats d’enseignants ont salué la décision du ministre, mais estiment qu’elle ne suffit pas à répondre aux besoins des élèves de ces établissements. Corentin Ratonnat, président des parents d’élèves FCPE de La Dullague, a déclaré que « c’est une satisfaction tout de même, car les choses sont écrites noir sur blanc. Ça prouve que la mobilisation peut faire bouger les lignes. Il faut donc rester mobilisés. »
Karen Anicet, représentante des parents d’élèves Apeco de La Dullague, a ajouté que « c’est une aide précieuse, mais est-ce que ça va changer le niveau des élèves en 6e ? Non, puisque rien n’est prévu pour les écoles de rattachement. »
Il est important de noter que les associations et les syndicats d’enseignants continueront à se mobiliser pour obtenir des moyens supplémentaires pour les collèges Lucie-Aubrac et La Dullague, et pour améliorer les conditions d’apprentissage et de réussite des élèves de ces établissements. Pour plus d’informations sur les REP + et leur impact sur les établissements scolaires, vous pouvez consulter notre article sur le passage en REP +.
En résumé, la décision du ministre de l’Éducation nationale d’ouvrir un pôle éducatif et médico-social dans les collèges Lucie-Aubrac et La Dullague à la rentrée 2026 est une étape positive, mais insuffisante pour répondre aux besoins des élèves de ces établissements. Les associations et les syndicats d’enseignants continueront à se mobiliser pour obtenir des moyens supplémentaires et améliorer les conditions d’apprentissage et de réussite des élèves. La lutte pour l’égalité des chances et la réussite de tous les élèves reste un défi majeur pour le système éducatif français.